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Le réaménagement du centre-bourg

Après 5 ans d’études, de concertation et de procédures administratives, les 1ers coups de pioche du chantier de restructuration du centre-bourg  ont été donnés début mars. Le point sur un projet de très longue haleine.

Haute-Goulaine, fidèle à son identité et ouverte à la modernité

Plus de 20 ans après l’acquisition du restaurant "Le Vignoble", amorce du projet, la restructuration du centre-bourg est entrée dans sa phase de réalisation. 1ers îlots concernés ?

  • A1 : parking et espaces verts près de la mairie ;
  • A2 : parking de la mairie ;
  • A3 : ensemble de maisons à l’angle de la rue de la Châtaigneraie et de la Place de l’Église (comprenant notamment le restaurant) ;
  • B : Place Yolande de Goulaine.

Une fois les plans affinés suite notamment à diverses rencontres avant fin 2017 avec les personnes concernées (riverains, commerçants, professionnels de santé, écoles et associations), les 1ers permis de construire vont être déposés fin mars.

Sélectionné au terme d’un concours, le groupement constitué par Altarea Cogedim et Aiguillon Construction aura en charge l’aménagement des espaces privés à savoir les futures constructions et les abords paysagers rattachés. Promoteur immobilier majeur, le 1er opérateur cité a notamment dans ses références la reconversion de l’ancien Palais de Justice de Nantes en hôtel et actuellement la transformation de l’ex-prison nantaise en 160 logements. Sur Haute-Goulaine, Altarea Cogedim s’occupera de la construction puis de la gestion des locaux, ainsi que de l’accompagnement des commerçants et professionnels de santé appelés à occuper les rez-de-chaussée. Présent depuis 1960 sur l’agglomération nantaise, Aiguillon, bailleur social, administrera les logements à loyer modéré intégrés au projet. Ces 2 entités se sont adjoint les services d’un cabinet d’architectes, d’un paysagiste et d’un bureau d’études spécialisé dans les énergies. S’agissant des espaces publics, une consultation a permis de sélectionner les 5 entreprises intervenantes.

 

2018 va voir la viabilisation des îlots A1 et A2 pour permettre, dans un 2nd temps, l’édification des bâtiments. Puis ce sera le tour de l’îlot A3 dont les commerçants actuels seront soit relogés dans les nouvelles constructions soit dans des locaux provisoires. Les abords et parkings publics seront aménagés en parallèle. Le chantier se clôturera en 2021 par le parvis de l’église. Cependant, que les Goulainais se rassurent, cela ne veut pas dire que Haute-Goulaine sera incessamment bloquée par les travaux pendant 4 ans.

 

À l’issue de ces chantiers, se dévoilera le nouveau visage du centre-bourg plus dynamique, confortable, accueillant et actif. Les objectifs annoncés demeurent identiques :

  • préserver son âme de bourg, tout en lui apportant une touche de modernité et en l’adaptant à la nouvelle dimension de la commune : population croissante, accès aux commerces et aux services facilité, implantation de nouvelles activités, parcours et locaux accessibles aux personnes à mobilité réduite, mixité sociale, offre de logements variée… ;
  • fluidifier les déplacements et privilégier les liaisons douces (piétons, cyclistes…) ;
  • maintenir le nombre de stationnements grâce à une organisation plus fonctionnelle ;
  • optimiser les espaces publics plus généreux, praticables et sécurisés pour en faire de véritables lieux de vie, de rencontres et d’échanges intergénérationnels.

Le centre-bourg va donc s’intensifier en logements et en dynamisme commercial. Cependant son paysage s’ancrera dans l’existant et s’intègrera harmonieusement dans la continuité du marais et du vignoble. Mêlant élégance et simplicité dans un esprit champêtre et végétalisé, il se modernisera dans le respect de son identité et offrira une ambiance encore plus chaleureuse.

Plus d’infos sur le projet 


La restructuration du centre-bourg, combien ça coûte ?

7 066 249 € - 1 366 249 € de foncier déjà acquis = 5 700 000 € sur 15 ans

Cette somme se décompose ainsi :

  • 2 200 000 € de subventions versées au concessionnaire
  • 3 500 000 € qui correspond au montant estimatif des travaux réalisés par LAD – SELA sur les espaces publics qui seront rétrocédés d’ici 2031 à la commune. Cela comprend des dépenses d’équipement que la collectivité aurait un jour ou l’autre dû engager même sans le projet de restructuration : les réseaux, l’assainissement, l’éclairage public, la voirie, les trottoirs, le mobilier urbain… 

L’architecte dévoile ses premières esquisses…

Le projet sélectionné est conçu, et c’est ce qui l'a démarqué de ses concurrents, autour d’une notion de parcours, de balade visuelle au cours de laquelle le regard est capturé tantôt par des pépites patrimoniales tantôt par les futures constructions parfaitement intégrées. En effet, le cabinet d’architectes a su tenir compte du passé pour proposer l’avenir. Son travail s’ancre pleinement sur l’existant pour créer les nouveaux bâtiments et faire naître ainsi un dialogue harmonieux entre l’ancien et le neuf. Totalement différents, les îlots concernés par les travaux sont pour autant géographiquement stratégiques et historiquement porteurs de sens.

À noter : le projet n’étant pas figé, les croquis d’intention sont appelés à évoluer.

Îlots A1 et A2

Générant une forte circulation piétonne, ces 2 îlots auront des principes de composition gémellaires : volumétrie similaire, rez-de-chaussée animés par la présence de commerces, d’un restaurant et d’un pôle santé. Pour s’harmoniser avec le patrimoine voisin, les toitures seront à 2 pentes. Par ailleurs, pour une meilleure intégration, les teintes des petits immeubles s’inspireront de matériaux minéraux tels que l’ardoise ou la brique.

Îlot A3

Situé à l’épicentre du projet entre la mairie et l’église, l’îlot A3 est celui qui comptera le plus grand nombre de logements (environ 40). Cependant cette densité s'inscrira au cœur de bâtiments à taille humaine au centre desquels s'organiseront cheminements piétonniers et espaces verts communs. S’en dégagera l’impression et l’ambiance d’un village niché en plein centre-bourg.

Îlot B

Le projet retenu doit être phasé et adapté. Seule certitude : l’ancienne école sera conservée et servira de base aux nouvelles constructions.

Consulter le projet global de l’architecte 


4 questions à Bruno Cochard, adjoint en charge du projet

  • Comment expliquer la vingtaine d’années qui s’est écoulée entre l'idée du projet et sa concrétisation ?

Bruno Cochard : Dans les années 1990, contrairement à de nombreuses communes, Haute-Goulaine ne possédait pas de foncier. Or, pour réussir à bâtir un projet de cette envergure cohérent et structuré, il était indispensable de mobiliser des fonds et de se constituer un patrimoine immobilier. Cela a commencé en 1995-96 avec l’achat du restaurant « Le Vignoble » suivi du presbytère. Puis, au gré des opportunités, les acquisitions se sont intensifiées entre 2000 et 2015, ce qui a permis progressivement de dessiner le périmètre à réaménager en centre-bourg. En parallèle, le logement social était au cœur de nos préoccupations. Belhaître, les Jardins de Golène, la Chênaie, la Croix Chabineau… une part du foncier de la Municipalité a servi à créer des habitations à loyer modéré. Depuis 2002, 36 % des nouvelles constructions sont des logements sociaux.

  • Depuis 2 ans, ce projet est sur toutes les lèvres mais sur le terrain, rien ne se passe. Pourquoi ?

BC : Notre volonté première était, est et sera de proposer un projet en totale adéquation avec les besoins et les attentes des Goulainais qu’ils soient usagers, commerçants, professionnels de santé... C’est pourquoi la phase pré-opérationnelle s’est étendue sur les années de 2013 à 2015. Cette période, qui a pu sembler longue aux yeux de certains, était nécessaire voire cruciale pour définir les besoins au plus près de la réalité et du quotidien des habitants. Nous souhaitons que tous s’approprient la restructuration du centre-bourg et la fassent évoluer. D’où une concertation soutenue de la population : des ateliers thématiques, 2 réunions publiques, une exposition en mairie. Une fois le projet validé, il nous a fallu trouver la meilleure solution technique et financière pour le mettre en œuvre. Le choix de la concession a engendré un an (ndlr : 2016) de délais et procédures administratifs. Enfin 2017 a été consacrée à la planification du chantier et à la sélection des entreprises qui vont intervenir sur les domaines privé et public.

  • Le chantier sur les 1ers îlots vient de débuter pour s’achever en 2021. Devons-nous nous attendre à 3 ans de désagréments liés aux travaux en centre-bourg ?

BC : Dire qu’aucune perturbation ne sera à déplorer serait mentir. Bien sûr que la mise en œuvre d’un tel projet occasionnera des gênes pour tous. Cependant la vie ne s’arrêtera pas pour autant. L’accès aux commerces et services sera maintenu, et la traversée du centre-bourg demeurera ouverte autant que possible. L’aménagement par tranches permettra de limiter au maximum les contraintes de circulation. Les entreprises sélectionnées, habituées à travailler en centre-bourg, ont prévu d'intervenir sur des segments de 20 à 30 m ou sur demi-chaussée. De plus, elles devront se conformer à la charte des bonnes pratiques mise en place par notre concessionnaire Loire-Atlantique Développement – SELA. Ce document répertorie toutes les consignes à suivre pour réduire au mieux les désagréments. En cas de non-respect des règles, des sanctions seront appliquées.

  • Comment ce projet est-il accueilli par la population et les principaux concernés ?

BC : On sent une certaine impatience partagée par les habitants, les commerçants, les professionnels de santé et aussi par les élus. Il est temps que ça se concrétise ! On sent également de l’enthousiasme teinté d’appréhension. Pour rassurer chacun, des rendez-vous ont été fixés : le 14 décembre dernier avec les personnes directement concernées (riverains, commerçants, professionnels de santé, écoles et associations) par le projet puis le 25 janvier avec l’ensemble des Goulainais. Ce projet va insuffler à notre commune où il fait déjà bon vivre une vitalité nouvelle, avec de nouveaux lieux de vie et espaces de rencontre où toutes les générations se côtoieront. Réussir la restructuration du centre-bourg, c’est faciliter cette dynamique et, qui sait, faire émerger des initiatives novatrices pour le bien commun. Cette réussite passe par le concours de tous !

Les grandes étapes

1. Acquisitions entre 1995 et 2015
2. Concertation de la population

  • 23 février 2015 : ateliers thématiques avec commerçants, professionnels de santé, associations et riverains
  • 18 juin 2015 : réunion publique de présentation
  • Du 19 juin au 31 juillet 2015 : exposition en mairie
  • 15 octobre 2015 : réunion publique de restitution

3. Désignation du concessionnaire

  • 26 février 2016 : choix de la concession et lancement d’un appel d’offres européen
  • Analyse des offres, audition des candidats retenus, sélection du concessionnaire
  • 23 novembre 2016 : signature du traité de concession avec Loire-Atlantique Développement - SELA

4. Poursuite des études

  • Début 2017: études de projet sur la 1re tranche opérationnelle
  • Été 2017: Diagnostic des biens existants destinés à être démolis
  • Rencontre avec les services du Département pour les aménagements envisagés sur les routes départementales [RD] et l’organisation de la desserte de la ligne LILA

5. Rez-de-chaussée commerciaux et services

  • Début 2017: 1re rencontre des commerçants (impactés par l’îlot A3) avec l’aménageur et la Chambre de Commerce et de l’Industrie [CCI]
  • Février 2017 : rencontre avec les professionnels de santé
  • Juillet 2017: 2e rencontre des professionnels de santé après avoir défini leurs besoins

6. Consultation des opérateurs immobiliers

  • Avril 2017 : consultation auprès d’une quarantaine d’opérateurs
  • Juin 2017 : désignation de 3 candidats (sur 11 dossiers reçus) admis à remettre un projet
  • Septembre 2017 : audition des 3 candidats retenus
  • Début octobre 2017 : désignation du lauréat, le groupement Altarea Cogedim et Aiguillon construction

7. Réunions d’information

  • 10 mai 2017 : rencontre avec les commerçants, les professionnels de santé, les habitants riverains, les associations et les écoles
  • 13 octobre 2017: réunion publique
  • 14 novembre 2017 : rencontre avec les commerçants, les professionnels de santé, les habitants riverains, les associations et les écoles
  • Janvier 2018 : réunion publique