Haute-Goulaine définit ses zones d’accélération des énergies renouvelables

Du 11 mars au 3 mai, la collectivité consulte sa population afin de définir ses zones d’accélération des énergies renouvelables.

Jusqu’au lundi 15 avril, un dossier explicatif et un registre sont à disposition des habitants à l’accueil de la mairie. Puis, jeudi 25 avril, à 19 h, en mairie, une réunion publique permettra de présenter ce dispositif qui s’inscrit dans la loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables [APER] pour répondre à l’objectif de neutralité carbone en 2050.

Les zones d’accélération des énergies renouvelables, quésaco ?

Face au changement climatique et dans un contexte de crise énergétique, la France a pris du retard dans le développement des énergies renouvelables. En 2020, elle était le seul pays de l’Union Européenne à ne pas avoir atteint ses objectifs. En cause : la longueur des procédures, les sous-effectifs administratifs et les recours prolongés.

Pour atteindre les 32 % d’énergies renouvelables en 2030, la France doit donc accélérer sa production. C’est pourquoi la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 a créé les Zones d’Accélération des Énergies Renouvelables [ZAENR]. Toutes les communes françaises sont concernées. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Des secteurs géographiques propices aux énergies renouvelables

Les Zones d’Accélération des Énergies Renouvelables [ZAENR] sont des secteurs géographiques spécifiques identifiés pour leur potentiel énergétique, tels que l’ensoleillement, la force des vents ou la présence de cours d’eau.

Leur objectif est double : garantir un approvisionnement énergétique local tout en minimisant les effets négatifs liés à l’implantation des sites de production. Ces zones visent ainsi à favoriser une planification cohérente et une meilleure intégration des projets dans leur environnement.

Une définition par les communes après consultation des habitants

Concrètement, les ZAENR consistent en une cartographie des secteurs propices à différentes formes d’énergies renouvelables d’origine solaire, hydraulique, géothermique ou végétale. Haute-Goulaine n’est pas concernée par l’éolien.

Ce zonage permet de mieux orienter les projets en fonction des ressources disponibles. La délimitation est effectuée par les communes, en consultation avec leurs habitants. Cette approche participative permet de prendre en compte les besoins et les préoccupations locales dans le processus de sélection des zones.

Une garantie implicite et non une autorisation

Les ZAENR engendrent plusieurs bénéfices pour les porteurs de projets :

  • gain de temps en phase de prospection,
  • réduction des délais d’instruction,
  • incitations financières.

Il est important de noter que ce ne sont pas des zones où les projets d’énergies renouvelables sont automatiquement autorisés. Elles ne constituent pas une autorisation en soi, mais plutôt une "garantie implicite" que la zone a déjà fait l’objet d’une validation préliminaire.

De plus, l’existence d’une ZAENR n’empêche pas l’autorisation de projets en dehors de ces zones. Les ZAENR visent à faciliter le processus, mais d’autres projets restent possibles.

Se réapproprier l’énergie à l’échelle locale

Dans ce dossier, plusieurs défis se posent à la municipalité pour se réapproprier l’énergie localement :

  • Comment exploiter plus efficacement le potentiel énergétique du territoire ?
  • Comment favoriser un développement cohérent et diversifié des projets ?
  • Comment monter des projets énergétiques qui bénéficient directement au territoire ?

Dans ce contexte, les ZAENR peuvent être un levier supplémentaire pour stimuler le dialogue territorial, mobiliser le potentiel énergétique, mieux maîtriser les secteurs de développement, assurer une meilleure visibilité sur les projets et impliquer davantage la population.

Aussi sur ce dernier point, les Goulainais sont invités à exprimer leurs remarques et avis dans le registre à disposition à l’accueil de la mairie jusqu’au 15 avril et/ou lors de la réunion publique du jeudi 25 avril, 19 h, en mairie.