Les épisodes de sécheresse, entrecoupés de quelques pluies, ont fait gonfler et se rétracter les sols argileux, ce qui fragilise les fondations et crée des fissures, principalement sur les maisons. Cette année, au vu des très fortes chaleurs et de la faible humidité, le phénomène de retrait-gonflement des argiles a été particulièrement prononcé. Aussi tous les Goulainais touchés et ayant constaté des dégâts sur leur bâti sont invités à :
déclarer le sinistre auprès de leur assureur, dans les conditions fixées par son contrat habitation ;
alerter la mairie | Dans un courrier transmis auprès du service urbanisme, signaler la situation, et demander à la commune de solliciter auprès du Préfet du département un classement en état de catastrophe naturelle nécessaire pour mettre en jeu la garantie Catastrophe naturelle. Ce courrier doit préciser : l’adresse du terrain concerné, une copie de la déclaration de sinistre effectuée auprès de l'assureur, un descriptif de la nature des dommages subis directement imputables à la sécheresse (joindre des photos), les dates d’apparition et/ou d’évolution du phénomène.
À noter | Cette démarche est un préalable obligatoire pour que la procédure de constatation de l’état de catastrophe naturelle soit enclenchée auprès des services de l’État. Pour rappel, la commune n’a pas compétence pour constater l’état de catastrophe naturelle, elle ne peut qu’en faire la demande. Cette dernière est ensuite gérée par les services de la Préfecture et une réunion interministérielle statue sur la reconnaissance ou pas de l’état de catastrophe naturelle.
Ce recensement ne constitue ni une expertise technique, ni un diagnostic de cause, ni un engagement de prise en charge par la commune. Seule une expertise peut permettre d’établir l’origine exacte des désordres. Par ailleurs, les biens non assurables ou non assurés ne peuvent faire l’objet d’une indemnisation même si l’état de catastrophe naturelle est déclaré.
En savoir + sur le phénomène retrait-gonflement des argiles
Les terrains argileux superficiels peuvent voir leur volume varier à la suite d'une modification de leur teneur en eau, en lien avec les conditions météorologiques. Ils se "rétractent" lors des périodes de sécheresse (phénomène de "retrait") et gonflent au retour des pluies lorsqu’ils sont de nouveau hydratés (phénomène de "gonflement"). Ces variations sont lentes, mais elles peuvent atteindre une amplitude assez importante pour endommager les bâtiments localisés sur ces terrains. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles engendre chaque année des dégâts considérables, indemnisables au titre des catastrophes naturelles. La grande majorité des sinistres concerne les maisons individuelles.


